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En finir avec l’hostilité contre les sans-abris

Le groupe Alternative Écologiste et Sociale demande à la Région Île-de-France de s’associer à la campagne de la Fondation Abbé-Pierre - EMMAÜS Solidarité “Au lieu d’empêcher les SDF de dormir ici, offrons-leur un logement décent ailleurs et propose que l’institution s’engage clairement contre la multiplication des politiques hostiles aux sans-abris.  

Piques devant les magasins, bancs inclinés ou barrés d’accoudoirs, bancs des quais de métro remplacés par des sièges, abribus qui n’abritent plus du vent ou de la pluie sont autant d’exemples qui visent à chasser les sans-abris des espaces publics alors même que le nombre de place en hébergement manque cruellement pour les accueillir.

V.Pécresse a supprimé en 2016 les 7,3 millions d’euros du budget régional pour la création de places en centres d’accueil et d’hébergement pour personnes sans-abri alors qu’il manque 3 000 places en Île-de-France selon le Samu social,” rappelle Fanélie Carrey-Conte, “Nous demandons à la Région de mobiliser son patrimoine pour héberger des sans-abris, d’investir dans la création de nouvelles places et d’inciter les collectivités à supprimer le mobilier urbain hostile aux personnes sans abri.

Alors que le 27 juillet M. Macron avait déclaré « Je ne veux plus personne dans les rues d’ici la fin de l’année », chaque jour des personnes, quelle que soit leur nationalité,  meurent dans la rue. Il est de notre devoir de les secourir. Le groupe Alternative Écologiste et Sociale salue l’immense travail fourni par les associations et exhorte le gouvernement à tenir parole. Il soumettra au vote du budget de l’assemblée régionale un amendement pour en finir avec le mobilier urbain hostile aux sans-abris.

Pour Julien Bayou, "La région doit prendre toute sa part. Début janvier 2017, la région avait voté à l'unanimité le soutien au dispositif innovant "Un Chez soi d'abord". Depuis, rien n'a été engagé par la présidente V.Pécresse. Avec cet amendement, nous souhaitons passer des belles paroles aux actes".

 

Marion JEUNE

Groupe AES - Conseil Régional IDF

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L'association Polysongs organise une soirée cabaret solidaire, au profit du TELETHON

L'association Polysongs organise une soirée cabaret solidaire, au profit du TELETHON
 
samedi 9 décembre à partir de 19H
Salle Albert Camus de la maison des associations (13bis rue de Bièvres à #Clamart)
 
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Encadrement des loyers en Île-de-France / les élu-es saisissent le Ministre

Groupe Alternative Écologiste et Sociale du Conseil régional d’Ile-de-France
Groupe Ecologiste de Paris
Groupe écologiste et citoyen de la Métropole du Grand Paris

Monsieur Mézard
Ministre de la Cohésion des territoires 72 rue de Varenne
75007 Paris

Paris, le 30 novembre 2017
Objet : Demande de prise des arrêtés nécessaires à l’application de la loi ALUR sur l’encadrement
des loyers pour les agglomérations de Paris et de Meaux

Monsieur le Ministre,

Les Francilien-nes ont appris hier avec inquiétude l’annulation par le Tribunal administratif de
Paris de l’encadrement des loyers dans la capitale, au motif que celui-ci devrait être appliqué
dans toute l’agglomération parisienne comme le prévoit la loi.

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale au Conseil régional et du groupe Écologiste
à la Ville de Paris s’alarment de cette décision, extrêmement défavorable à tou- tes les
locataires, dans une ville qui compte parmi ses résidents, plus de 60 % de locataires et où le
loyer moyen d’un appartement de 40 m2 pour une personne seule se rapproche du smic net.

Cette décision se traduira par des hausses brutales de loyers, venant s’ajouter à la baisse de 60
euros par an des APL. Pour de nombreuses familles, c’est d’ores et déjà la double peine.

Depuis sa mise en œuvre en 2015, l’encadrement des loyers avait pourtant permis  de stabiliser les
loyers alors même qu’au cours des dix années précédentes, ils avaient augmenté de 50%.

Vous avez annoncé vouloir faire appel de ce jugement du Tribunal administratif de Paris. Il est
primordial que celui-ci soit suspensif, afin de prendre toutes les dispositions nécessaires pour
encadrer les loyers dans les 412 communes de l’agglomération parisienne et les 6 communes de
l’agglomération de Meaux.

Un premier bilan de l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne - l’OLAP - avait
notamment démontré que la mesure est "efficace et remplit parfaitement ses objectifs : 30% des
re-locations ont vu le loyer demandé à la baisse. Elle  est  d’ailleurs  particulièrement efficace
sur les petites surfaces, dont les loyers étaient les plus excessifs".

L’OLAP a reçu l’agrément le 29 juin 2016 pour collecter des données, notamment auprès des agences
immobilières, qui  permettront de fixer les montants des  loyers  de  référence dans
l’agglomération parisienne. C’est un travail de long terme si on souhaite pouvoir limiter les biais
statistiques et se fonder sur des chiffres fiables.

La limitation de la modération des loyers à la seule ville de Paris, était de fait, non conforme à
ce que prévoit la loi du 24 mars 2014 pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové (loi ALUR)
portée par la Ministre du Logement et de l'Egalité des territoires, Cécile Duflot.

Nous  constatons  que  la  loi  n’est  toujours  pas  appliquée,  plus  de  trois  années  après  
sa promulgation. Cette carence pourrait engager la responsabilité de l’Etat si ce dispositif n’était
pas mis en place dans les meilleurs délais.

En Ile-de-France, ce sont ainsi 418 communes et près d’un million de logements qui attendent les
arrêtés visant à mettre en place l’encadrement des loyers. Alors que 500 000 familles sont en
attente d’un logement social à cause de la cherté des locations dans le parc privé, il s’agit là
d’une urgence sociale.

En censurant pour des questions de forme l’encadrement des loyers dans la  capitale,  le Tribunal
administratif de Paris a lui même reconnu que ce dispositif devrait être étendu, conformément à la
loi, à l’ensemble de l’agglomération parisienne.

Le fait que vous annonciez votre intention de faire appel de cette décision ne change rien à votre
responsabilité de faire appliquer la loi et l’encadrement des loyers dans les deux agglomérations
concernées en Ile-de-France. À cette fin, nous vous appelons à présenter un appel avec demande de
sursis à exécution pour sauvegarder l’encadrement des loyers à Paris.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre,
l’expression de notre profond respect.


Mounir SATOURI
Président du groupe AES Conseiller régional d’Ile-de-France


David BELLIARD
Président du Groupe Ecologiste de Paris Conseiller de Paris
Conseiller à la métropole du Grand Paris


Yves CONTASSOT,
Président du groupe Ecologistes et citoyens
Métropole du Grand Paris

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Encadrement des loyers à Paris : il est temps d’appliquer la loi !

Dans un jugement rendu ce jour, le Tribunal Administratif de Paris a pris la décision d’annuler l’encadrement des loyers à Paris. Au lieu d’étendre cette mesure à toutes les communes concernées de l’agglomération parisienne au titre de la loi ALUR, le juge administratif a préféré annuler l’arrêté parisien, au risque que la loi soit moins bien appliquée après qu’avant.

Avec cette décision, l’encadrement des loyers, avancée majeure pour les locataires, n’est donc plus appliquée dans aucune commune de France.

“Après la baisse des APL, les coupes budgétaires inédites dans le logement social et les reculs sur l’application de la loi SRU, imposant 25% de logements sociaux aux communes, c’est une véritable catastrophe pour les locataires, déplore Claire Monod. Alors même que l’encadrement des loyers avait fait preuve de son efficacité à Paris, ce jugement casse un dispositif majeur du droit au logement et de la lutte contre l’inflation des loyers.”

En Île-de-France, ce sont 412 communes et près d’un million de logements qui devraient être concernés par l’encadrement des loyers telle que le prévoit la loi ALUR. En refusant dès l’origine la bonne application à l’ensemble des communes concernées pour la restreindre à Paris, Manuel Valls avait porté un premier coup d’arrêt à cette promesse de François Hollande. “La responsabilité de l’Etat et du gouvernement de Manuel Valls dans cette situation est écrasante. On fait payer aux locataires le manque de courage politique et l'incurie de l’Etat à faire respecter la loi Alur” rappelle Julien Bayou.

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale demandent à Valérie Pécresse de défendre dès à présent l’extension de l’encadrement des loyers et demandent à être reçu-es par le Préfet de la région Ile-de-France. “Il n’est pas acceptable que le gouvernement actuel se contente de regarder cette loi s’effondrer, en souriant. Cela montre une volonté politique non assumée, car une loi remettant en cause l’encadrement des loyers serait impopulaire,” précise Julien Bayou.

Marion JEUNE

Groupe AES - Conseil Régional IDF

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Subvention aux associations familiales catholiques : Mme Pécresse fracture sa majorité

Le vote d’une subvention en Commission Permanente ce jour a profondément divisé la majorité régionale et révélé l’emprise croissante de courants traditionalistes sur la politique régionale.

En dépit de tout bon sens, Valérie Pécresse a fait le choix de fracturer sa majorité pour passer en force, grâce à l’appui du FN, une subvention largement contestée jusque dans ses rangs. Il s’agissait d’attribuer une subvention aux Associations familiales catholiques des Hauts-de-Seine (AFC 92) pour un groupe de parole et d’entraide sur la parentalité pour des mères de familles venant de milieux défavorisés.

Alors que l’exécutif régional se targue de l’efficacité de sa “Charte de la Laïcité et des valeurs de la République” pour tenir à l’écart des subventions régionales les associations prosélytes, il maintient son soutien à l’AFC 92, connue pour ses prises de position controversées et un activisme ouvertement en contradiction avec des principes républicains comme le droit à l’IVG ou la lutte contre l’homophobie :

  • Relais fréquents de campagnes anti-IVG
  • Campagne contre l’homoparentalité : “Mariage pour tous - 7 bonnes raisons pour s’opposer”
  • Opposition à la ligne Azur, ligne d’écoute contre le mal-être de jeunes se questionnant l'égard de leur orientation ou de leur identité sexuelle
  • Appel à censurer une campagne de prévention du VIH destinée aux personnes LGBT+
  • Campagne contre le divorce : “La face cachée du divorce - “Découvrez 10 mesures politiques simples pour aider les couples à rester ensemble”

La volonté d’attribuer cette subvention a occasionné une situation inédite en Commission Permanente : un vote de protestation des groupes UDI et Centre Démocrates et le choix de LR de s’unir aux voix du FN pour faire passer cette délibération contre l’avis de tout le reste du Conseil Régional.

Mounir Satouri s’est ému en Commission de cette décision : “Comment une association militant ouvertement contre l’IVG et l’homoparentalité peut être considérée comme pertinente par une assemblée républicaine pour s’occuper de parentalité ?” Le groupe Alternative Écologiste et Sociale voit dans cette décision lesigne de l’influence croissante de la mouvance Sens Commun, émanation directe de “La Manif pour Tous”. Une faute politique lourde qui entachera durablement la gestion de la Région Ile-de-France par Mme Pécresse.

 

Marion JEUNE

Groupe AES - Conseil Régional IDF

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