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Mobilisation contre les LGBTphobies

 

Depuis plusieurs semaines, presque quotidiennement, des agressions lesbophobes, gayphobes, biphobes ou transphobes se succèdent sur l’ensemble du territoire. Dégradations, insultes, agressions physiques, elles sont relayées par les victimes elles-même, sur les réseaux sociaux ou dans les médias. 

Pour soutenir les victimes et exiger des pouvoirs publics des mesures concrètes contre les LGBTphobies et en faveur de l’égalité des droits, Europe Ecologie Les Verts répond à l’appel pour une mobilisation massive

Dimanche 21 octobre à 17 heures, Place de la République à Paris.

Les mesures concrètes attendues comprennent:

  •  Le lancement par le gouvernement d’une campagne de sensibilisation nationale sur les LGBTphobies et ses effets
  •  La mise en place d’une formation initiale obligatoire sur la prévention des LGBTphobies pour les professeur.e.s, magistrat.e.s, policièr.e.s et gendarmes 
  •  L’adoption d’une circulaire conjointe des ministères de la Justice et de l’Intérieur rappelant l’arsenal législatif sur les LGBTphobies 

Rappelons que près de 6 personnes LGBT sur 10 adaptent leur comportement pour éviter injures ou agressions LGBTphobes et 1 personne LGBT sur 2 a déjà fait l’objet d’insultes ou d’injures homophobes (enquête Ifop réalisée pour la Fondation Jean Jaurès et la DILCRAH, juin 2018).

A quelques semaines des débats parlementaires sur l’extension de la PMA, nous nous inquiétons de voir resurgir des propos et slogans particulièrement violents à l’égard des familles homoparentales et des personnes LGBT. En 2012/2013, l’hystérisation du débat public sur le mariage pour tous avait entraîné une multiplication par trois des témoignages d’agressions homophobes tant verbales que physiques (Rapports sur l’homophobie 2013 et 2014 de SOS Homophobie).

Nous appelons toutes les personnes pour qui la haine homophobe, lesbophobe, biphobe et transphobe n’ont pas leur place dans la République à nous rejoindre ce dimanche.

L’événement Facebook est ICI

Référent Europe Ecologie Les Verts Île-de-France : Guillaume DURAND 06-62-42-49-73

 

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Non à la casse du logement social !

Communiqué de presse 12 octobre 2018

A l’occasion du congrès annuel HLM qui s’est tenu à Marseille, La Fédération des élus.es verts et écologistes, la FEVE alerte sur la situation extrêmement délicate des bailleurs sociaux. Ceux-ci confirment la précarité financière de nombre d’entre eux, précarité causée par les choix budgétaires du gouvernement.
La baisse des loyers de 800 millions d’euros (Réduction de Loyer de Solidarité) imposée en 2018 et de nouveau, pour le même montant, en 2019, par le gouvernement en compensation de la diminution des Aides personnalisées au logement (APL), évite certes un impact direct sur les locataires, mais est financée entièrement par les bailleurs. En moyenne, cette perte de recette représente les deux tiers de l’autofinancement, c’est-à-dire de leur capacité à investir, notamment dans la construction. Les locataires seront, à terme, pénalisés par la baisse des petits et gros travaux d’entretien et de réhabilitation, notamment énergétique, à l’heure où le GIEC confirme l’urgence à agir contre le dérèglement climatique.
De plus, la hausse de la TVA de 5,5 à 10% sur la construction et la réhabilitation risque de diminuer encore ces travaux indispensables.
Eric Piolle, maire EELV de Grenoble et président de l’office public Actis, indique « La baisse des APL et la hausse de la TVA représentent dès 2018 une perte sèche de 5 millions d’euros, soit plus que l’autofinancement d’Actis. ». Toute chose étant égale par ailleurs, ce niveau de perte sèche se retrouve chez tous les bailleurs à vocation sociale, notamment pour les plus actifs qui répondent au défi du logement de qualité pour toutes et tous.
Le gel des loyers et le financement obligatoire de l’ANRU par les bailleurs sociaux ajoutent encore aux contraintes financières. L’injonction de vente des logements HLM est une fausse bonne idée, à l’heure où deux millions de ménages attendent un logement social.
Certes, les fusions ou regroupements d’organismes auraient du être engagés depuis longtemps pour une vraie bataille efficace pour l’accès au logement de qualité. Cela aurait ainsi mobiliser les ressources – parfois dormantes - pour développer le parc du logement social dans les territoires.
Pour autant la méthode, imposée sans concertation pour les organismes qui ont moins de 12 000 logements, peut nuire à la proximité, n’est pas automatiquement source de gains et pour finir fragilise les organismes vertueux en liens avec des collectivités ambitieuses sur le front du logement.
La FEVE appelle donc les élu.e.s et les citoyen.ne.s à se mobiliser contre cette politique de casse du logement social. Le logement social est un bien commun indispensable en cette période de hausse de la pauvreté et de la précarité énergétique, et est depuis 100 ans une composante majeure de la solidarité nationale.
La FEVE demande au gouvernement de :
- renoncer à la RLS (Réduction de Loyer de Solidarité) en 2019
- revenir à un taux de TVA de 5,5 % pour la construction et la réhabilitation des logements sociaux
- engager un grand plan de relance du logement accessibles à tout.es : action foncière, construction et rénovation énergétique ambitieuse pour respecter l’Accord de Paris pour le climat.

Catherine Hervieu, présidente de la FEVE
Christine Garnier, vice-présidente de la métropole de Grenoble, en charge de l’habitat, du logement et de la politique foncière
Béatrice Vessiller, vice-présidente de la métropole de Lyon, en charge de la rénovation de l’habitat
Catherine Candelier, secrétaire de la FEVE

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Plan pauvreté : les espoirs et les actes

Après une longue attente, plusieurs reports, EELV se félicite de la sortie du plan pauvreté du gouvernement. Très attendu dans un pays où les inégalités sociales et économiques sont grandissantes et exponentielles, ce plan est un signal positif pour la prise en compte par l’Etat des plus démuni-es.

Alors que les dernières études confirment que la faim progresse dans le monde sur fond de réchauffement climatique et que les pauvres en France mangent moins de 3 repas par jour et d’un équilibre alimentaire en deçà des besoins alimentaires des personnes, ce plan donne un signal positif. La prise en compte des inégalités héritées, symptôme français qui assigne à pauvreté des générations entières, est un pas en avant encourageant. Les mesures jointes, en faveur du développement de services censément de proximité comme la réouverture de centres sociaux, de crèches, la mise en place d’un tarif cantine à 1€ pour les enfants de familles en grande difficultés sont autant de mesures concrètes que saluent les écologistes. Dans le même registre, l’extension des territoires “zéro chômeurs”, bien que ne faisant qu’instituer des mesures déjà développées par plusieurs régions sous l’impulsion d’ATD-quart Monde, va dans le bon sens. Enfin, la simplification des processus d’accès aux aides est une bonne initiative. Rappelons qu’en France, un tiers des aides allouées aux plus pauvres n’est pas perçue car le mur administratif que ces dossiers représentent pour des personnes en grande situation de précarité reste infranchissable. Une réalité à mille lieues des portraits “d’assisté-es profiteurs” que la droite et l’extrême droite affectent tant.

Cependant, les écologistes, à l’instar de nombreuses associations du secteur, ne peuvent cacher leur inquiétude face aux budgets alloués. Si la somme de 8 milliards d’euros sur 4 ans sonne comme une annonce encourageante, la réalité est bien moins positive puisque la moitié provient de budgets réalloués. Alors que le CICE concentre autour de 20 milliards d’aides aux entreprises par an, que les baisses sur les grandes fortunes (ISF, etc.) représentent autour de 5 milliards par an, on mesure à quel point le budget de ce plan pauvreté est ridiculement bas face aux cadeaux faits aux grandes entreprises et aux plus grandes fortunes personnelles et héritées. Sans compter la composition de ces fonds, résultant pour  l’essentiel de redistribution de dispositifs et de budgets déjà existants. Encore une fois, au clinquant des annonces, répond le vide de la réalité de son déploiement.

Autre sujet d’inquiétude dans le discours du président, la prévalence accordée aux “premiers de cordée” laisse à penser que pour le gouvernement, les pauvres restent asservis et secondaires quand les plus forts seraient les seul-es dignes d’intérêt. Or la logique économique à l’oeuvre ne cesse de prouver que le ruissellement attendu non seulement n’a jamais eu lieu mais ne donne aucun signe d’arrivée.

Pour EELV, l’espoir est réel. Mais face à l’urgence sociale, il faut plus que des espoirs ; il faut des actes.

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Évacuation du campement du Millénaire : retour à la case départ ?

Alors que la situation ne faisait que s’aggraver depuis des mois, atteignant une configuration jusque-là inédite dans la capitale, l’État a procédé à l’évacuation des migrant.e.s du campement du Millénaire, remettant à plus tard celle des camps du canal Saint-Martin et de la Porte de la Chapelle. Faute d’une réelle politique d’accueil et d'une mise à l'abri inconditionnelle des migrants sur place, les élu.e.s écologistes s'inquiètent du risque élevé de réapparition de campements dans les prochaines semaines.

L’organisation de la mise à l’abri a toujours relevé de la compétence de l’État. Malgré les appels de la municipalité, il est insupportable que le gouvernement ait laissé pourrir la situation pendant des mois, alors que deux personnes sont mortes noyées, et que nous constatons de nombreux blessés sur les camps” déplore David Belliard, président du groupe écologiste de Paris. "Laisser 2400 personnes survivre dans ces conditions indignes pour mettre en difficulté l'actuelle majorité municipale dans la perspective des prochaines élections municipales, comme l'a admis Gérard Collomb lui-même, relève d'un grand cynisme. Aujourd'hui, malgré cette évacuation, nous n'avons aucune confiance dans le sort qui sera réservé à ces réfugié.e.s".

Cette évacuation risque hélas de n’être qu’une opération cosmétique pour rendre les migrant.e.s à nouveau invisibles. Car ce campement compte 70% de personnes dublinées ou déboutées du droit d'asile prises aux pièges par les politiques migratoires des États membres de l’UE qui les obligent à errer d'un pays à un autre" rappelle Fatoumata Koné, conseillère de Paris. “La réalité, c’est que tant que l’État et l’Union Européenne garderont la même politique d’hostilité à l’accueil des réfugié.e.s, il y aura de nouveaux drames et de nouveaux camps. N’oublions pas que ces personnes ont quitté leur pays d'origine au péril de leur vie, fuyant la guerre, la dictature ou la famine, pour arriver jusqu’à Paris. Il est plus que temps de changer de politique migratoire.

L’évacuation sans proposition d’accueil ne pouvant constituer une solution pérenne, les élu.e.s écologistes soulignent hélas la forte probabilité de reconstitution de nouveaux camps dans les prochaines semaines. Nous demandons qu'une mise à l'abri inconditionnelle soit organisée, avant toute sollicitation administrative des migrant.e.s. Un suivi doit leur être proposé, en lien avec les associations. Nous rappelons que l’accueil doit être coordonné entre l’État, la Ville de Paris, la Métropole du Grand Paris et les départements franciliens. Emmanuel Macron doit également porter la révision du règlement de Dublin au niveau européen.

Les élu.e.s écologistes à Paris, au Conseil Régional d’Île-de-France et au Sénat ont affirmé à de nombreuses reprises le besoin impérieux d’une mise à l’abri de toutes les personnes vivant dans les campements. Ils ont manifesté leur soutien aux appels répétés de la Maire de Paris pour trouver des solutions avec l'État. Ils ont notamment soutenu la pétition portée par plus de trente associations, demandant que l’État organise une opération de mise à l’abri. Les élu.e.s écologistes du 19 arrondissement ont quant à eux saisi le Défenseur des droits il y a quelques semaines. L'ensemble des élu.e.s écologistes continuera à soutenir les collectifs et associations qui se mobilisent pour venir en aide aux migrants : l’inaction ne peut pas être une option.

 

David Belliard, président du groupe écologiste de Paris

Fatoumata Koné, Conseillère de Paris, élue du 19ème arrondissement

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Recours contre le gel des contrats aidés : le groupe Alternative Écologiste et Sociale aux côtés des associations

Plusieurs associations, la commune de Grande-Synthe et les élu-es écologistes d’Île-de-France
ont déposé en septembre 2017 un recours en référé contre le gel des contrats aidés, mesure
annoncée par le gouvernement d’Edouard Philippe au cours de l’été 2017. Le Conseil d’État a
examiné ce 2 mai le recours au rejet de cette procédure.


Les associations et les petites communes sont les premières victimes du gel des contrats aidés.
Leurs actions sont maintenant fragilisées par un manque de moyens croissant. « La suppression
des contrats aidés est dramatique pour l’ensemble des territoires, pour les associations et
plus largement pour l’emploi. Comme toujours, ce sont les secteurs les plus fragiles qui sont
sanctionnés par cette politique injuste menée par le gouvernement,» dénonce Julien Bayou,
conseiller régional d’Île-de-France.


Les requérants, représentés par Jean-Claude Boual, Président du Collectif des associations
citoyennes, ont plaidé pour la réinstauration des contrats aidés, indispensables aux personnes
employées, aux territoires et aux communes, aux associations et aux publics qui en bénéficient.
« Le gouvernement doit cesser de s’adresser uniquement aux plus riches : il est
incompréhensible de maintenir le CICE – qui n’apporte aucune contrepartie en terme
d’emplois – et de supprimer en parallèle les contrats aidés, » indique Mounir Satouri,
Président du groupe AES de la Région Île-de-France. « Par ailleurs, en Île-de-France, l’action
de Valérie Pécresse est une double peine pour les associations. En supprimant les
subventions des emplois aidés, des emplois tremplin, des emplois insertion-environnement
et en réduisant drastiquement les subventions allouées au tissu associatif, elle a détruit
tout un pan d’emplois locaux et met en difficulté l’offre associative francilienne, » ajoute
Mounir Satouri.


L’ensemble des élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale seront vigilants quant au
délibéré, dont la date n’a pas été communiquée.

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