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Le groupe décide d’exclure Gilbert CUZOU

La presse de ce soir relate des faits graves concernant un élu du groupe “Alternative Écologiste et Sociale”. Deux collaboratrices dénoncent des faits présumés d’agression et de harcèlement sexuel contre M. Gilbert CUZOU, qui a intégré notre groupe politique au début du mois.

M. Mounir Satouri, Président du groupe « Alternative Écologiste et Sociale », a pris la décision immédiate d’exclure M. Gilbert Cuzou du groupe. “Les faits décrits sont graves. Je prends la responsabilité de cette exclusion immédiate, suite aux faits reprochés que je viens d‘apprendre par voie de presse. Cette exclusion durera le temps que la justice se prononce sur les faits dont ce conseiller régional est accusé.”

Le groupe Alternative Écologiste et Sociale rappelle sa détermination à lutter contre toutes les violences faites aux femmes, d’où qu’elles viennent. Pour les élu-es du groupe, les dénonciations, qui se multiplient ces jours-ci, sont une chose très positive, qui permettront d’une part de rendre justice à de nombreuses femmes et, d’autre part, de faire que de plus en plus de femmes s'expriment sur ce qu’elles vivent. “Nous espérons vivement que les mouvements actuels à ce sujet permettront à l’avenir de réduire les agressions notamment dans le milieu politique et, plus largement, dans tous les milieux de pouvoir.”

Le groupe soutient également la mise en place de cellules d’écoute et d’accueil pour les victimes de harcèlement et de violences sexuelles au sein des mouvements et partis politiques, comme l’a fait Europe Ecologie Les Verts et dont souhaite se doter le M1717.

Marion JEUNE
Groupe AES - Conseil Régional IDF

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Réforme territoriale du Grand-Paris : laissons les citoyen-nes décider !

Alors que le Conseil régional d’Ile-de-France débattait aujourd’hui de la réforme institutionnelle du Grand Paris, les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale appellent au lancement d’une grande consultation des Francilien-nes et refusent résolument que la voix des citoyen-nes soit confisquée par les groupes d’influences et de nouvelles structures technocratiques.

Le groupe Alternative Écologiste et Sociale craint que, sous couvert de réforme, le maintien des services publics et de leur qualité soit remis en cause. Cette réforme ne doit pas avoir pour objectif caché une recentralisation par le gouvernement ou une instrumentalisation par Valérie Pécresse, ou des baisses de dotations nouvelles sous prétexte d’économies.

Pour nous, ce qui doit présider à la réorganisation territoriale, ce sont des objectifs clairs : la répartition équitable des richesses, la mise en place de moyen efficaces de consultation et de contrôle démocratique pour les citoyen-nes, le renforcement du rôle stratégique et planificateur de la Région Île-de-France,” s’inquiète Mounir SATOURI. “Ce n’est pas ce que je vois dans les propositions actuelles de M. Macron, ni dans ce que met aujourd’hui en place Mme Pécresse sur le territoire régional. Le résultat et les risques, ce sont des territoires et des habitant-es toujours plus relégué-es, une région qui se refuse à prendre des décisions structurantes pour la protection de l’environnement, le logement social ou encore le renforcement du réseau des transports et des mobilités.”

“Nous refusons de donner un blanc-seing à Valérie Pécresse pour qu’elle poursuive sa politique qui favorise la concurrence entre les régions, nie l’ambition d’une région stratège, augmente les inégalités entre les territoires, les populations, la zone dense et la zone rurale. Valérie Pécresse souhaite instrumentaliser le débat pour assouvir ses propres ambitions. En aucun cas notre groupe ne servira le projet de Mme Pécresse et sa politique néfaste pour les Francilien-nes.”

Dans tous les cas, l’Île-de-France et ses 12 millions d’habitant-es méritent mieux que ces débats boutiquiers qui se tiennent loin de la réalité de nos concitoyen-nes.

 

Marion JEUNE
Groupe AES - Conseil Régional IDF

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V.Pécresse se libère de la démocratie régionale

“L’opposition régionale a assisté ce jour à l’enterrement de la démocratie au sein du Conseil régional,” s’est indigné Mounir Satouri, président du groupe écologistes au conseil régional d’Île-de-France. Depuis le début de la mandature, la Présidente :

  • a réduit drastiquement le temps de parole des élu-es,
  • a annulé la possibilité pour les groupes politiques de déposer des voeux dont l’intérêt est d’appeler au vote sur des propositions
  • a pris l’habitude de ne pas répondre aux demandes d’éclaircissement des élu-es dans les commissions thématiques…

“Nous franchissons aujourd’hui une nouvelle étape dans l’annihilation de l’expression démocratique. La délibération adoptée par la majorité donne quasiment les pleins pouvoirs à la Présidente. Elle peut désormais réduire a minima les séances régionales, à la portion congrue du budget, des comptes administratifs ou de quelques délibérations qui pourront être dénuées de toute portée pratique et tout reporter sur la commission permanente où ne siègent qu’un tiers des élu-es.”

Dans une période de défiance des électeurs face aux élu-es et d’augmentation de l’abstention, les écologistes regrettent que la Présidente ait été jusqu’à refuser la retransmission systématique en direct et en rediffusé des séances de la commission permanente : “pourquoi craignez vous la transparence pourquoi voulez vous que les débats se fassent à huis clos. Que cache ce rapport ?” a questionné Mounir Satouri. Au cours de débat la présidente s’est ainsi exprimée : “quand je vous écoute, cela donne effectivement envie de raccourcir les séance”. “Tout est dit, note Mounir Satouri, qui regrette que Mme Pécresse refuse le dialogue et la contradiction.”

Dans la même séance, la droite régionale a refusé de voter la proposition des socialistes sur la démocratie participative. “Dommage, a remarqué Julien Bayou. Notre démocratie est périmée. Le temps où les élu.es ont raison contre tou-tes est révolu. Une mise à jour de notre démocratie est plus que nécessaire.”

Marion JEUNE
Groupe EELVA - Conseil Régional IDF

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Les élu-es écologistes s’opposent à la suppression des emplois aidés pour la région Île-de-France

Les élu-es écologistes régionaux ont décidé de déposer un recours ce jour contre la décision administrative de stopper les attributions ou renouvellements d’emplois aidés en Île-de-France. Ils en demandent la suspension immédiate afin que cette décision n’ait pas pour effet la suppression pure et simple de nombreux emplois, tant pour les employeurs que pour les salarié-es concerné-es. Dans la seule Île-de-France, ce sont a minima entre 28 et 30 000 emplois aidés (CUI-CAE, emplois d’avenir, CUI-CIE, etc.) qui sont potentiellement concernés par la future circulaire.

Coordinateur associatif, médiateur culturel, animateur périscolaire, de nombreux métiers, associations, entreprises de l’ESS, établissements scolaires, centres sociaux, clubs sportifs seront affectés par la décision du gouvernement de geler subitement les aides de l’Etat pour ces salarié-es et leurs employeurs. Pour les élu-es écologistes, c’est une décision brutale, qui a des conséquences immédiates sur de nombreux emplois. La suppression de ces emplois place certaines structures associatives ou petites entreprises en grande difficulté, de manière si soudaine qu’elles ne sont pas en capacité de gérer des licenciements, tant pour les personnes salariées que pour la réorganisation de leur activité.

En Île-de-France, les élu-es régionaux avaient déjà dénoncé la suppression des emplois d’avenir dans les lycées (100 emplois pour la maintenance informatique dans les lycées), mais aussi la mise au ban des emplois insertion environnement et des emplois-tremplin que la nouvelle majorité a décidé de ne plus financer. Face cette décision gouvernementale, Mounir Satouri, président du groupe écologiste, s’indigne : “Après la Région, c’est maintenant l’Etat qui s’attaque à ces catégories d’emplois à destination des plus précaires. C’est un manque de reconnaissance du travail de terrain effectué par tou-tes ces salarié-es, dans tous les secteurs d’activité, qu’ils soient publics ou privés. Quand Mme Pécresse et M. Macron se mettront-ils dans la tête que nous ne parlons pas de chiffres mais d’humain ?

Pour les écologistes, la méthode est tout aussi inacceptable que la décision politique : “Décider au mois de juillet que plus rien ne sera possible au mois d’août est invraisemblable quand on est aux commandes. Faire ainsi fi des réalités de gestion quotidienne de l’ensemble des acteurs, sans aucune concertation, sans solution de rechange ou de transition est tout bonnement inacceptable,” a soutenu Julien Bayou, membre du groupe et président de l’association Pouvoir Citoyen.

Les écologistes rappellent leur plein soutien à l’ensemble des acteurs publics, associatifs, entrepreneuriaux ou sociaux face au flou juridique, financier et organisationnel dont ils sont victimes.

 Marion JEUNE
Groupe EELVA - Conseil Régional IDF

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Réforme du marché du travail : des mesures idéologiques sans effets sur l’emploi et de graves reculs des droits des salariés

Ce jeudi 31 aout, le gouvernement a rendu public le contenu de ses ordonnances concernant la réforme du droit du travail.

Cette réforme, purement idéologique, est imposée aux syndicats et aux parlementaires, niant de facto la valeur du dialogue social et politique pour réguler la société. Elle voudrait faire croire qu’en dérégulant le marché du travail, en offrant moins de protection aux salariés, on pourrait créer de l’emploi. Aucun élément, aucune étude, ni même aucun argument ne permet d’étayer cette affirmation. Il ne s’agit que de demandes d’une partie des employeurs, soucieux d’avoir plus de libertés pour licencier ou réduire les avantages sociaux.

Trois points particulièrement néfastes doivent être signalés

  • Le plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif, limitée à 3 mois seulement en dessous de 2 ans d’ancienneté ;
  • La fusion des instances du personnel. Le CHSCT qui travaille sur les conditions de travail des salariés, leur sécurité, les maladies professionnelles, le stress au travail est une instance efficace, qui permet l’amélioration de la qualité de vie au travail et la préservation de la santé des salariés.
    C’est pourquoi la partie la plus rétrograde du patronat cherche depuis longtemps à en limiter les prérogatives. Emmanuel Macron leur aura donc donné raison. Ceci est d’autant plus dommageable que les ordonnances ne précisent pas les moyens alloués à la nouvelle instance fusionnée (appelée Comité social et économique).
  • La possibilité de contourner les syndicats pour signer des accords d’entreprise dans les entreprises de moins de 50 salariés.C’est la négation du principe constitutionnel de dialogue social avec les syndicats, une volonté d’effacer les acquis du CNR et de mai 68. Alors même que les études du FMI confirment que les organisations syndicales contribuent à réduire les inégalités de salaires, la réforme cherche à les affaiblir en les excluant, de fait, du champ des entreprises de moins de 50 salariés.

Cette réforme ne présente par ailleurs aucune avancée significative concernant les droits des salariés, en dehors de l’augmentation – faible- de l’indemnité légale de licenciement de 1/5ème de mois à ¼ de mois par année d’ancienneté. On aurait pourtant pu attendre d’une réforme moderne et progressiste qu’elle soit équilibrée entre les avancées pour l’employeur et celles pour les salariés. On aurait ainsi pu espérer une régulation de l’économie collaborative, un encadrement de l’emploi des vrais-faux salariés « uberisés » payés à la tâche et précarisés. Hélas, les salariés précaires n’ont semble-t-il rien à attendre de ce gouvernement.

En outre, il y a également la question des primes, notamment les primes d’ancienneté, désormais négociées au niveau de l’entreprise et non de la branche. Une façon d’organiser une fois de plus la course au moins-disant social entre entreprises. Exercer une pression à la baisse sur les salaires apparait de plus en plus comme l’un des objectifs de ce gouvernement.

Facilitation des licenciements, affaiblissement des organisations syndicales, démantèlement des CHSCT, cette réforme suit une logique très claire d’affaiblissement des salariés dans leur rapport à l’employeur. Une réforme idéologique, cousue de préjugés, qui n’aura malheureusement aucun effet sur l’emploi mais qui, en renforçant le déséquilibre existant entre les employeurs et les salariés (déjà subordonnés et sous pression d’un chômage de masse), aura des effets dévastateurs sur la collectivité en entreprise, en fragilisant la cohésion sociale.

EELV appelle donc à la mobilisation sociale le 12 septembre, partout en France, contre la loi dite « travail ».

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