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Penser une nouvelle Europe

 

Face au chaos géopolitique qui se dessine, l’Europe d’aujourd’hui n’est pas en mesure de proposer un modèle alternatif crédible et susceptible de contrebalancer une nouvelle logique impériale. Près de trente ans après la chute du Mur de Berlin, qui leva l’espoir d’un monde ouvert et plus démocratique, l’Europe s’est enfermée dans ses frontières par peur d’une « immigration massive » venue du Sud.

La Méditerranée est devenue un « mur liquide », symbole de la tragédie des migrants fuyant les guerres et la misère. Les lobbies, qui détruisent notre environnement et nous empoisonnent, n’ont jamais été aussi puissants. Les inégalités sociales et environnementales ont explosé. L’effondrement de la biodiversité apparaît comme une cruelle évidence. Les populismes prospèrent sur les renoncements et la lâcheté de dirigeants européens plus soucieux d’exister sur la scène nationale que de construire une souveraineté partagée au service de l’intérêt général européen.

L’Europe est menacée par la violence d’un modèle de « développement », qui; au nom de la poursuite effrénée de la croissance, détruit la nature et les humains. Pour répondre à cette fin de cycle économique, social, environnemental et démocratique, deux visions se font face : le statu quo ou le repli national.

***

Jamais peut être, face à la conjonction des crises énoncées, le besoin d’une force écologiste et européenne n’a été aussi important. Seule la réalité d’un rapport de force culturel, militant, politique et au final électoral nous permettra de montrer qu’en France les pro européens veulent une autre Europe que celle qui se construit aujourd’hui, Europe libérale, Europe forteresse, et Europe de la crise climatique. Entre cette dérive là et le replis national, nous affirmons qu’une autre Europe est possible et nécessaire. A nous de la construire, ensemble.

 

 

Julien Bayou, Esther Benbassa, Damien Carème, David Cormand, Alain Coulombel, Karima Delli Yannick Jadot, Eva Joly, Joël Labbé, Philippe Lamberts, Noël Mamère, Thomas Porcher, Sandra Regol Michèle Rivasi, Barbara Romagnan, Marie Toussaint …

 

Retrouvez la tribune signée par de nombreux élu·e·s EELV, universitaires, économistes … : une autre Europe est possible !

« Jamais peut être, le besoin d’une force écologiste et européenne n’a été aussi important. Seule la réalité d’un rapport de force culturel, militant, politique et au final électoral nous permettra de montrer qu’en France les pro européens veulent une autre Europe que celle qui se construit aujourd’hui, Europe libérale et forteresse. Entre cette dérive là et le repli national, nous affirmons qu’une autre Europe est possible et nécessaire. »

Lire la tribune parue dans le JDD

Retrouvez notre projet et nos propositions pour refonder l’Europe

Pour donner votre avis en hiérarchisant nos propositions, n’oubliez pas de répondre au questionnaire

N’hésitez pas à consulter l’agenda et venez contribuer aux débats dans vos régions, en présence d’élu·e·s européen·ne·s, nationaux et locaux

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Mobilisé-es le 26 mai pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité !

Il n’y a pas de planète B et la Terre, son climat et sa biodiversité ne seront ni sauvés par les formules creuses, les déclarations d’intention et les grand-messe du gouvernement ; ni par la spontanéité des entreprises, qui agiraient sans encouragement ni contrainte des pouvoirs publics.

Notre conviction est que le temps des constats est dorénavant passé. L’urgence est d’agir. Et c’est pour cela que nous irons dans la rue le 26 mai, lors de la « Marée populaire » : pour exiger du président et du gouvernement qu’ils agissent.

Dans cette marée humaine, nous représenterons donc aussi les non-humains : parce que les animaux, les plantes, les océans, l’air, les sols et les générations futures ne peuvent s’exprimer, c’est à nous de le faire !

 

Retrouvez nous samedi 26 mai à 14h au croisement du Boulevard Magenta et du Boulevard de Strasbourg avec vos slogans et votre énergie.

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Loi asile-immigration : LREM fait la courte échelle aux idées de l’extrême droite

Réduction du délai de dépôt des demandes d’asile ainsi que des recours devant la Cour nationale du droit d’asile, enfermement plus long (90 jours) et systématique, généralisation de la visioconférence, enfermement des enfants en rétention, etc. : jamais une loi n’avait signé un recul si important en matière de droits. Fustigée à l’international pour sa politique à l’encontre des personnes migrantes, la France inscrit pourtant, avec le vote de cette loi en première lecture à l’Assemblée, sa dérive dans la loi.

Cette proposition de loi dite Asile et Immigration a mis à mal la majorité, prise entre ses valeurs et son devoir à l’égard du gouvernement et de l’homme qui a valu à chacune et chacun de ces député-es d’être élu-es. Les mots ont été forts et nombre de voix se sont élevées, notamment pour proscrire dans la loi la possibilité d’enfermer des enfants. Les traumatismes évidents qui en découlent ont été soulignés jusque dans les rangs du groupe En Marche. Malgré cela, seul un député de la majorité a eu le courage de voter contre son propre camp. Les menaces énoncées par leur président de groupe aux député·e·s En Marche en dit d’ailleurs long sur la conception qu’ont certains du débat parlementaire.

À travers cette loi et le débat parlementaire qu’elle occasionne, le gouvernement déroule ainsi le tapis rouge aux discours du Front national.

Sur un sujet aussi crucial, il n’est pas possible de céder à la démagogie et d’instrumentaliser la peur de l’autre à des fins électoralistes. Il s’agit de vies humaines, de femmes, d’hommes et d’enfants. Bien souvent, ce sont les politiques économiques et guerrières de la France qui poussent ces personnes dans les bras de passeurs, en quête de perspectives moins sombres. Qui peut sincèrement croire que c’est en transformant notre politique d’accueil en politique carcérale que les migrations seraient réduites ?

Réformer notre politique d’aide au développement, et empêcher les prédations économiques et sociales des entreprises aurait bien plus d’impact que la répression aux frontières. Intégrer les personnes migrantes, richesse culturelle et économique, serait bénéfique pour notre pays et tou·te·s ses habitant·e·s. Favoriser les échanges, soutenir les associations et protéger les citoyen·ne·s solidaires est une nécessité pour protéger les personnes et les droits humains.

Europe Écologie – Les Verts continuera de se battre sans relâche contre ces mesures indignes et iniques. Cette loi répressive, loin des promesses et des discours du président de la République, est une tâche indélébile pour ce gouvernement qui ainsi fait la courte échelle aux idées de l’extrême droite.

Julien Bayou et Sandra Regol
porte-parole nationaux

 

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Philippe lambert donne des leçons de démocratie et de liberté à Macron

Quand Philippe Lambert donne des leçons de démocratie et de liberté à Macron avant de lui "offrir" une corde...

Un régal, du début à la fin. Merci Philippe Lambert !

 

Philippe Lambert le 17 avril 2018

J'interpellais Emmanuel Macron au Parlement européen lors de la session plénière d'avril 2018. Si ses ambitions pour l'Union européenne rejoignent en de nombreux points nos combats de longue date, nous attendons de lui qu'il joigne les actes à la parole. Et les actes de M. Macron en France racontent une toute autre histoire, qui met à mal la devise française : liberté, égalité, fraternité. Où est la LIBERTE, lorsque vos citoyens peuvent être surveillés, assignés à résidence ou perquisitionnés, sur de simples soupçons de la police ? Où est l’ÉGALITÉ, quand toujours plus de précarité aux travailleurs alors qu’en même temps, vous faites des cadeaux fiscaux aux plus riches ? Où est la FRATERNITÉ quand votre police lacère tentes et sacs de couchage de migrants ? Rappelez-vous : il y a quelques mois, M. Macron parlait des « gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien ». Je lui ai rappelé fortement que pour nous, le projet européen consiste justement à ce que plus jamais, nulle part sur notre continent, aucune femme, aucun homme ne puisse être considéré comme « rien », ni se penser comme « rien »...

 

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Rémi Fraisse : la colère et la honte

La colère et la honte… Ainsi donc, la justice ne sera pas faite, ni la vérité révélée sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse.

La violence, la froideur et le cynisme de la machine d’État auront à la fois rendu possible sinon encouragé ce drame mais aussi refusé que toute la lumière soit faite.

Sans vérité, il ne peut y avoir de justice. Sans justice, il ne peut y avoir de confiance des citoyennes et des citoyens vis à vis des institutions auxquelles nous déléguons notre souveraineté et l’autorité qui va avec.

Et sans cette confiance, il ne peut y avoir de garantie du maintien de la paix sociale dans une démocratie.

Je ressens donc une grande colère, celle que génère mon humiliation de militant écologiste dont l’un des siens a subit une agression non fondée et disproportionnée ayant conduit à sa mort, de la part de forces de l’ordre censées nous protéger contre l’arbitraire.

Mais je ressens également cette colère en tant que citoyen vigilant au respect des valeurs de notre démocratie. Car les forces de l’ordre ont agit sur ordres. Ceux d’un Gouvernement qui a assimilé les militant-es écologistes et régionalistes aux terroristes de Daesh, légitimant par cet amalgame la violence déchainée contre les militant.e.s présent.e.s à Sivens. Il s’agissait aussi, dans une confusion criminelle entre « autorité » et « autoritarisme » pour le premier ministre de l’époque, Manuel Valls, de montrer sa « force » à moindre frais contre des écologistes ultra majoritairement pacifistes.

« Faible avec les forts, fort avec les faibles », telle est sans doute dans son esprit la définition de l’exercice du pouvoir et le moyen de démontrer sa virile capacité de dirigeant… Nuque raide et mâchoire serrée : pathétique petit héros de sa pitoyable « story telling »… J’enrage d’autant plus qu’à Sivens, faut-il le rappeler, les Gendarmes qui ont utilisé une force de frappe d’une puissance folle n’étaient pas du coté du droit, comme la justice l’a montré en donnant raison aux opposant.e.s au barrage de Sivens. A Sivens, force n’a pas été à la Loi. Et un jeune militant pacifiste en est mort.

Oui, cette mort est une tâche indélébile sur ce Gouvernement qui dans son aveuglement, son amateurisme, son immaturité et son impuissance s’est laissé allé à faire un exemple en « matant de l’écolo ». Mais cette tâche s’étend aujourd’hui quand on constate avec quel soin tout est fait pour que soient dissimulées ces turpitudes. Je suis donc en colère, mais j’ai honte, aussi, de notre pays quand je constate la manière dont sont traité.e.s toutes ces militantes et tous ces militants qui luttent de manières désintéressées et pacifiques pour de justes causes.

À Notre Dame des Landes, c’est le même scénario obscène qui est renouvelé où des femmes et des hommes en paix avec la Nature et avec leurs contemporains sont dépeints comme des criminels, et cela dans le but de mieux justifier le traitement qui leur sera peut-être réservé demain par ces mêmes forces de l’ordre obéissant aux même consignes de « fermeté ». Mais c’est aussi le harcèlement que subissent les militant.e.s qui au nom des principes les plus élémentaires d’humanisme et de solidarité refusent que des réfugié.e.s puissent mourir de froid dans nos montagnes après avoir survécu à la traversée de la Méditerranée.

C’est l’un des tristes signes de notre époque où les victimes finissent par lasser et cette lassitude autorise alors les diverses saloperies d’un pouvoir qui à défaut de peser sur les puissants s’acharne sur les plus fragiles. On est chômeur par ce qu’on refuse un emploi; on est SDF par ce qu’on refuse un abri; on est réfugié par ce qu’on refuse de rester dans son pays; on subit 10, 20, 100 fois plus de contrôles d’identité qu’un concitoyen blanc par ce qu’on est noir ou arabe, et on est tué par des gendarmes par ce qu’on est écologiste, qu’on aime les fleurs et qu’on refuse qu’un barrage qu’on soupçonne, à raison, d’être illégal soit construit au détriment de la biodiversité. Toutes ces injustices se tiennent. Elles constituent les différents maillons d’une même chaîne qui légitime de faire donner la force contre les plus fragiles pour faire oublier qu’on a renoncé à combattre les véritables injustices d’un monde qui en compte de plus en plus. Triste signe de notre époque, donc, où les moyens de l’État, police et justice, sont employés pour poursuivre, harceler ou tuer des gens biens, des citoyen.n.e.s engagé.e.s qui essayent de faire en sorte à leur niveau que notre monde soit un peu moins pourri qu’il n’est.

Mes pensées sont toutes tournées vers Rémi Fraisse, vers sa famille. Je ne trouve pas en moi les ressources pour imaginer ce qu’elle ressent à cette heure. Je pense donc à eux, humblement. Je pense à toutes celles et ceux qui ressentent ces mêmes sentiments de colère et de honte qui me frappent ce soir. Et j’espère… J’espère que cette honte et cette colère seront des vecteurs puissants et bienveillants de changements décisifs qui mettent à bas ces injustices qui nous font souffrir et auxquelles nous ne nous résignons pas. C’est la leçon que je retiens de Rémi. A la place qui était la sienne, il ne s’est pas contenté de l’indignation, il a fait sa part. C’est ce qu’aucune violence imbécile et impunie ne pourra jamais lui retirer pour peu que nous soyons nombreuses et nombreux lucides, actif.ve.s et déterminé.e.s à refuser de nous habituer et à nous résigner à la misère du monde.

David Cormand
Secrétaire national

 

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