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Politique de la ville : 800 000 € ne seront pas versés aux associations

La Commission Permanente a adopté ce jour le versement d’1,191 million d’€ de subventions à destination d’associations dans les quartiers dits “Politique de la Ville”. Il s’agit de l’unique affectation pour l’année 2017, avec 48 projets qui seront subventionnés par la Région à certaines des associations qui ont sollicité ce financement. 800 000 € pourtant budgétés ne seront ainsi pas dépensés cette année.

Pour les élu-es du groupe AES, la sous-utilisation de cette ligne budgétaire pourtant déjà si ridiculement basse n’est pas admissible. Le budget consacré à ces associations avait déjà été divisé par plus de 2.

“Les associations qui travaillent au quotidien dans les quartiers populaires sont un tissu inestimable, et je ne comprends pas que Mme Pécresse et M. Karam réduisent systématiquement ces fonds qui sont un investissement pour l’avenir dans les quartiers,” regrette M. Satouri, Président du groupe.

Selon le Vice-Président Karam, ce jour, en commission permanente, “l'efficacité de l'action publique ne se limite pas à l'argent dépensé.” “Effectivement, pour la mise en difficulté des associations dans les quartiers, l’exécutif régional est particulièrement efficace,” regrette M. Satouri.

 

Marion JEUNE

Groupe AES - Conseil Régional IDF

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Montreuil : évacuation violente des parents qui manifestent pour la fermeture d’une usine polluante proche des écoles

Mercredi 27 septembre, des parents d’élèves et des riverain-es manifestaient devant l’usine SNEM de Montreuil, sous-traitant d’Airbus et Safran, pour demander sa fermeture.

Les dégagements de produits toxiques dans l’atmosphère par cette usine ont été confirmés dans un rapport publié par l’ARS le 4 septembre dernier, comme par de multiples rapports d’analyse ces dernières années. Et ce, alors que le développement de cas de leucémies chez deux enfants est désormais officiel et que d'autres cas semblent être progressivement documentés.

Plusieurs élu-es écologistes étaient présent-es ce matin, dont le conseiller régional habitant de Montreuil Pierre Serne. Les manifestant-es réuni-es ce matin pour demander la fermeture de l'usine ont été violemment dispersé-es par les forces de police. Plusieurs blessé-es sont à déplorer et il y a eu usage de gaz lacrymogène malgré la proximité immédiate d'écoles où les enfants ont dû être confinés. Deux manifestant-es sont en garde à vue.

Les écologistes rappellent aux autorités que le principe de précaution, inscrit dans la Constitution française à l’article 5 de sa Charte de l'environnement, doit prévaloir sur tout autre principe.

Quel parent ne s'inquiéterait pas de la santé de ses enfants lorsqu'une usine de ce type est à proximité de l’école ? Toutes les analyses ne sont pas terminées, certaines sont plus inquiétantes dans leur détail que ce que dit le préfet et, par précaution, il est indispensable que l’usine suspende ses activités et que des analyses complètes soient menées dans l’ensemble du secteur.”, intervient Pierre Serne.

"La santé des riverain-es, des élèves, des salarié-es, à commencer par ceux de l'usine, est menacée et doit primer sur toute autre considération. La coercition immédiate et disproportionnée face aux lanceurs et lanceuses d'alerte que sont les riverain-es et les parents du quartier contraste tristement avec le laxisme dont bénéficie depuis des années le patron de l'usine qui est à l'heure actuelle encore sous le coup d'injonctions à mettre l'usine aux normes. Ces violences et ces arrestations sont inacceptables et incompréhensibles. L'attitude du préfet, pour l'instant soutenu par le maire de Montreuil, doit changer au plus vite”.

Marion JEUNE
Groupe EELVA - Conseil Régional IDF

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Ecologie : du diagnostic aux solutions

Des ouragans toujours plus destructeurs aux différents scandales liés à la santé environnementale, les événements rappellent avec une triste acuité la pertinence des constats écologistes. Le modèle dit de « développement » à l’œuvre, obnubilé par la recherche d’une croissance aveugle, est la cause de ces désastres. Partout en France et dans le monde, des militant-es, des entrepreneur-es innovent et défrichent les prémices d’un nouveau paradigme. Notre ambition est d’être à la hauteur de leurs engagements et mettre leur imagination au pouvoir.

Si le diagnostic que les écologistes portent depuis des décennies se vérifie, si les belles paroles se multiplient, les doubles discours perdurent et les actes font défaut. Les écologistes souhaitent s’organiser pour mettre en œuvre les solutions.

Conscients des bouleversements de l’espace politique français et des difficultés rencontrées, les écologistes souhaitent renouer avec leur longue tradition de l’ouverture et entreprennent un grand chantier de renouveau de l’écologie politique. Réunis en Conseil Fédéral (le “parlement” interne du mouvement), les écologistes se sont engagé-es à l’unanimité des votant-es pour une convention de fondation d’un nouveau mouvement  de l’écologie à la fin de l’année 2018. D’ici là, ils s’engagent à mettre en place, dans la tradition fédéraliste qui anime le parti depuis son origine, des assises de l’écologie politique décentralisées, larges et ouvertes, co-construites avec les composantes de l’écologie sans exclusive : politiques, associatifs, collectifs, personnalités, syndicalistes…

Simultanément, pour passer des discours aux actes, les écologistes ont décidé la mise en œuvre de 6 chantiers qui serviront à transcrire, avec l’ensemble des acteurs de la société, cette refondation et cette volonté d’ouverture pour l’année 2017 :  

  • pour une société en lutte et mobilisée contre l’urgence climatique,
  • pour repenser nos mobilités afin de faire face aux enjeux climatiques,
  • pour un droit du travail du 21e siècle,
  • pour une société de l’égalité face à la logique inégalitaire de la politique gouvernementale (suppression des contrats aidés, des APL, …),
  • pour un accès à une alimentation saine et accessible par le développement d’une agriculture respectueuse de l’environnement et créatrice d’emplois,
  • pour l’autonomie énergétique par la transition énergétique (et la réaffirmation du soutien aux combats de Bure et contre les grands projets inutiles imposés (GPII)).

Autant de combats pour une société plus juste qu’EELV souhaite porter avec et pour les françaises et les français, en lien avec les ONG, les syndicats, les collectifs et les partis politiques institués.

Depuis 2009, les écologistes n’ont cessé de le répéter : la forme parti, telle que nous la connaissons, si elle reste un outil des luttes collectives, est en crise. 2017-2018 sera une année de réflexion et d’action pour que 2019 permette la mise en œuvre de solutions politiques majoritaires qui répondent aux menaces qui pèsent sur notre planète et celles et ceux qui y vivent.

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