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Les petites mesquineries de Philippe Kaltenbach contre l'intérêt de la communauté d'agglomération

 Intervention au conseil communautaire du 28 mars 2013

Vanessa Jérome, pour le groupe Europe Ecologie Les Verts


Monsieur le Président, Mesdames et Monsieur les vice-président-e-s, chers collègues,

 

Il faut bien en convenir, tous les conseils communautaires n’ont ni tous la même importance, ni tous la même saveur. Celui de ce soir en a une toute particulière. Nous discutons du budget. C’est-à-dire de nos priorités politiques et de leurs conditions de réalisation. Autant dire, que nous discutons à propos de ce que nous croyons juste et utile de faire pour nos concitoyennes et nos concitoyens, que nous discutons de notre avenir. Celui dont on dit bien souvent en politique, qu’il ne faut justement pas l’insulter.

Les orientations budgétaires qui vous sont présentéesce soir par Pascal Buchet, vice-président aux finances, ont été discutées et fabriquées sans que le remplacement de Jean-François Dumas au bureau communautaire n’ait pu avoir lieu. Le calendrier communautaire, qui fait précéder le bureau au conseil, ne permettait pas en effet que notre nouveau représentant y siège en toute légalité, c’est-à-dire, après avoir été élu par les membres du conseil. Rien d’anormal à cela, même si nous pensions qu’il aurait été de meilleure politique d’autoriser notre représentante, démocratiquement élue par nos groupes, Pascale Méker, à y assister, à titre d’invitée. Cette souplesse institutionnelle existe en effet, puisque j’ai moi-même déjà eu l’occasion de participer au bureau communautaire lorsqu’il s’agissait d’y présenter les dossiers d’économie sociale et solidaire.

Par contre, le fait que son élection ne figure pas à l’ODJ de ce soir, signifie tout autre chose.

Pour la première fois depuis 2005, les accords sur lesquels la constitution de l’exécutif communautaire tient, ont été rompus. Et ils l’ont été en raison de la volonté d’un seul. De manière unilatérale. En effet, profitant de sa position institutionnelle et du pouvoir qu’elle lui confère quant à la maîtrise de l’ODJ, Philippe Kaltenbach a fait obstruction à cette élection. Contre la volonté des élu-e-s écologistes, qui sont loin d’avoir démérité dans cette institution communautaire, et contre celle des trois autres maires, qui lui ont clairement et à plusieurs reprises, signifié leur désaccord. Nous les remercions d’ailleurs vivement pour leur soutien. Il prouve, au-delà des jeux politiques, leur attachement à la parole donnée et au respect des engagements et des responsabilités que nous avons collectivement décidé d’assumer. Le véto de Philippe Kaltenbach vous prive, par ailleurs, mes chers collègues, d’avoir à vous prononcer vous-mêmes, démocratiquement, sur cette élection. Il nous contraint ce soir, à ne prendre part à aucun débat et aucun vote.

Alors on se dit que pour tenir cette position, au prix d’un isolement certain et de ce qui ne manquera pas de passer pour un abus de pouvoir, Philippe Kaltenbach doit avoir une bonne raison.

Important sur la scène communautaire les problématiques clamartoises, il attend de savoir si les écologistes voteront, en avril, la destitution de deux de ses adjoints socialistes. Encore non assuré à ce jour de nos votes clamartois, il n’hésite pas à prendre en otage trois maires et l’ensemble des élu-e-s du conseil communautaire. Marchandant une tête d’élue contre deux autres, il bloque le bon fonctionnement de Sud de Seine, faisant ainsi un usage privé, et très particulièrement politicien, de notreintercommunalité.

Alors, nous posons ce soir la question : est-ce acceptable ? Ce peut-il que cette manœuvre soit menée à son terme sans que cette assemblée n’ait son mot à dire ? Le pouvoir d’un seul peut-il s’exercer, contre la volonté des autres ? et sans que les élu-e-s de cette assemblée ne puissent faire autre chose que d’assister à tout cela en silence ?

Si tel était le cas, si, ce soir, nous ne pouvions pas compter, non pas sur vous mais avec vous, alors nous vous adresserions volontiers cette phrase de Bertolt Brecht :

« Nos défaites d'aujourd'hui ne prouvent rien, si ce n'est que nous sommes trop peu dans la lutte contre l'infamie, et de ceux qui nous regardent en spectateurs, nous attendons qu'au moins, ils aient honte. »

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